En 2013, les cinq cents plus grandes sociétés transcontinentales du monde se sont approprié 52,8 % du produit mondial brut (c'est-à-dire de toutes des richesses produites en une année sur la planète). Ces multinationales échappent à tout contrôle, notamment à celui des États. La banque UBS a un chiffre d'affaires qui est cinq fois supérieur au PIB de la Suisse. Ces capitalistes font aujourd'hui un maximum de profits en spéculant sur les aliments de base comme le riz, le maïs, le blé. Les prix explosent, et toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim.
Aujourd'hui plus que jamais, il faut retourner les fusils.
Une chose est sûre, c’est que cette énième décision juridique ne change rien à la légitimité de notre combat, n’attaque en rien notre détermination. C’est précisément dans la capacité des opposantEs à résister sur le terrain que se joue le véritable rapport de forces.
Résistance et vigilance restent plus que jamais d’actualité. Les agriculteurEs du Copain l’ont encore démontré jeudi 10 novembre en encerclant la ferme de Sylvain, paysan de la Zad, de leur 150 « tracteurs vigilants » : « Nous ne laisserons pas évacuer le moindre m2 de la Zad, et nous nous opposerons au moindre coup de pioche ».
Le pouvoir est confronté à un mouvement qui n’a en rien décru depuis la consultation.
La défense concrète de la Zad, centrale dans ce rapport de forces, continue de s’organiser : depuis l’automne, des centaines de personnes, de tous âges, se sont entraînées à résister physiquement sur la Zad. L’obstination du gouvernement le mènerait donc inévitablement à un affrontement de masse sur la Zad. Prendra-t-il ce risque ? Sa politique du tout-répressif risquerait de s’y embourber.
Le 8 octobre dernier, sur la Zad les 40 000 participantEs ont prêté ce serment : « Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit ni à celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là ! ». L’avertissement est clair.
C'est plus de 40 000 personnes qui se sont retrouvées le WE du 08 Octobre 2016 sur la ZAD de Notre dame des landes.
Au programme: Prise de paroles, concerts, spectacles, discutions, ateliers thématiques et chantiers collectifs le 09/10/2016 sur différents lieux de la zone.
Appel commun aux diverses composantes de la lutte pour le 8 octobre.
Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le
gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant
forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier
ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à
l’évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes,
de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et
activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont
attaché.es à ce bocage. Ces déclarations font fi de la situation
juridique du dossier puisqu’entre autres les autorisations de travaux
ne sont toujours pas accordées.
Les porteurs du projet ne semblent pas avoir non plus mesuré la
détermination de celles et ceux qui habitent ce bocage, des
militant.es engagé.es à leurs côtés, le soutien dont ce mouvement
bénéficie dans la région et bien au-delà, ainsi que l’implication des
comités locaux. Ces 2000 ha de bocage et ce qui s’y vit sont
aujourd’hui porteurs d’espoirs indéracinables face au saccage du
vivant, des terres agricoles et à la marchandisation du monde. Il est
impensable qu’ils disparaissent !
A l’initiative de l’ensemble du mouvement d’opposition au projet
d’aéroport, nous marquerons donc le 8 octobre notre volonté commune
d’empêcher toute agression contre la ZAD et tout démarrage des
travaux. En écho à bien d’autres luttes paysannes, comme au Larzac,
nous ferons résonner le sol de milliers de bâtons. Nous les laisserons
sur place, en nous engageant ensemble à venir les reprendre, en cas
d’intervention, et à défendre la ZAD, ses habitant.es, paysan.nes et
l’avenir qui s’y construit.
Nous monterons également ensemble un hangar dont les éléments ont été
fabriqués durant l’été sur la ZAD par des dizaines de charpentier.es.
Cette oeuvre collective concrétisera notre volonté de nous organiser
pour la résistance en créant un lieu qui sera une base d’appui en cas
de tentative d’expulsion, autant qu’une structure commune pour le
futur.
Convergeons vers Notre-Dame-des-Landes le 8 Octobre 2016
- Rendez-vous à 10h dans le bocage, à pied, en tracteur ou à vélo. - Que chacun-e apporte son bâton, sculpté, décoré et le mette dans les
roues du projet. - Tous et toutes ensemble, empêchons l’aéroport !
Plus d’infos sur les sites acipa-ndl.fr et zad.nadir.org
Nous
appelons les soutiens et comités de partout à s’organiser dès
aujourd’hui pour le succès de cette mobilisation, en rediffusant cette
information et en se coordonnant pour faciliter des moyens de transports collectifs.
Notamment via le site http://annonces-ndl.org
Le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a suspendu, lundi 1er août,
les travaux effectués par l’Agence nationale de gestion des déchets
radioactifs (Andra), car il estime qu’ils nécessitent une autorisation
de la préfecture.
Catherine Buchser-Martin, vice-présidente du tribunal, a jugé que les
travaux effectués au bois Lejuc représentent du défrichement, et non du
déboisement, comme l’affirme l’Andra, a-t-elle fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP). Elle a donc ordonné la suspension des travaux et la remise en état des lieux – environ 8 hectares.
Le défrichement, selon le code forestier, est l’action de « détruire l’état boisé d’un terrain et de mettre fin à sa destination forestière » ; il nécessite une autorisation de la préfecture – que l’Andra peut encore demander.